Historique du projet
Dès le début, l’idée n’a pas été seulement de mener une campagne contre les discriminations faites aux jeunes, mais de réussir à transmettre aux adultes l’idée que les jeunes sont bien une ressource, pas seulement une source d’inquiétudes ou de peurs et qu’ils ont leur mot à dire d’autant plus quand cela les concerne.
Avec le prix Stop aux clichés, les jeunes ont initié un dialogue avec les médias, mais, non sans mal. Ils ont constaté une vraie difficulté pour dialoguer avec la profession (rédaction difficilement joignable, impatience des interlocuteurs). Pourtant, une remise en question et une vraie réflexion existent bien au sein de cette profession en particulier depuis les émeutes de 2005 comme le constate Jean-Marie Charon, sociologue des médias, auteur de « Les journalistes et leur public : le grand malentendu ». Au final, le dialogue s’est avéré plus facile avec les journalistes qu’avec les rédacteurs-en-chef et les directeurs de publication, et très riche avec les lauréats qui ont été heureux de recevoir le prix et disponibles pour le comité jeunes.
Avec un public convaincu (éducation populaire, élus et professionnels de la jeunesse), les membres du comité jeunes n’ont pas rencontré de problème de compréhension, mais en se confrontant notamment à des professionnels de la communication, ils ont compris que la parole des jeunes n’était pas entendue d’emblée.
Le projet en lui-même a beaucoup apporté aux jeunes du Comité jeunes qui ont vraiment joué leur rôle de porte-parole en intervenant devant des jeunes et des adultes pour présenter leur campagne. En entamant ce dialogue avec les médias, ils ont appris comment ils fonctionnaient, travaillaient et quelles étaient les différences entre les supports (TV, presse écrite et en ligne, radio), les formats (le Journal télévisé, les documentaires, les enquêtes, les articles d’actualité…).
Cette campagne montre qu’entre jeunes et médias, le dialogue est possible.



